Quand Vitor s’est joint à l’équipe de Très Bon Point, nous savions déjà que la présence d’une personne provenant d’un autre pays allait enrichir nos projets et nos réflexions, ici au Québec. Ce que nous n’avions toutefois pas anticipé, c’est que cette collaboration mènerait à une publication internationale de Très Bon Point… en portugais!
En mai dernier, le livre « Desenvolvimento Positivo de Jovens: fundamentos, aplicações e desafios contemporâneos » (Développement positif des jeunes : fondements, applications et enjeux contemporains) a été lancé au Brésil dans le cadre d’un événement scientifique. Le chapitre 7 de l’ouvrage, intitulé « O treino é pra quem?: Princípios do papel do treinador no desenvolvimento positivo de jovens atletas » (L’entraînement, c’est pour qui? : Principes du rôle de l’entraineur·e dans le développement positif des jeunes athlètes), a été coécrit par Vitor et Marc-André, deux de nos consultants chez Très Bon Point.
Ce chapitre propose des réflexions concrètes issues des expériences accumulées par Vitor et Marc-André auprès des jeunes athlètes, tout en s’appuyant sur plusieurs principes discutés dans la littérature scientifique.
La question posée dans le titre du chapitre — L’entraînement, c’est pour qui? — vise à susciter une réflexion essentielle que les entraineur·es devraient se poser plus régulièrement, peu importe l’âge ou le niveau des athlètes qu’ils accompagnent.
Même si nous reconnaissons généralement que l’entraînement devrait être centré sur les besoins des participant·es et des athlètes, il arrive encore que certaines décisions, activités ou comportements soient davantage influencés par les préférences personnelles des entraineur·es que par les besoins réels des personnes qu’ils accompagnent.
« Quand j’étais athlète, j’aurais aimé que mon entraineur fasse ça comme ça. »
« Si j’étais athlète aujourd’hui, j’adorerais ce type d’exercice. »
Or, les générations évoluent, tout comme les intérêts, les motivations et les préférences des athlètes. Les décisions des entraineur·es ne devraient donc pas être basées sur ce qu’eux-mêmes auraient apprécié il y a 20, 30 ou 40 ans, mais bien sur les besoins actuels des jeunes qu’ils accompagnent aujourd’hui.
Le chapitre propose également plusieurs pistes concrètes afin de favoriser le développement positif des jeunes athlètes :
- Mieux se connaître et clarifier ses priorités : développer une philosophie d’entraînement cohérente
- Mieux connaître ses athlètes et leurs priorités : comprendre leurs parcours, leurs besoins et leurs aspirations
- Créer des liens significatifs : demeurer proche des athlètes et développer des relations de qualité
- Développer les habiletés sportives dans un environnement positif
- Enseigner des habiletés de vie : être plus intentionnel dans le développement psychosocial
- Être un véritable soutien pour les athlètes : leur bien-être passe avant tout
Bravo à Vitor et Marc-André pour cette belle collaboration et pour leur contribution à la communauté lusophone à travers des réflexions appliquées, humaines et pertinentes pour le milieu sportif!
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